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La canne à sucre PREV NEXT

Item no.152 Ajouté le Lundi 22 novembre 2010 à 05:39 par David

279l

Cannes à sucre en fleur   Zoom

Groupe : Environnement/Plante
District : sans objet/
Coordonnées : lon. 0 / lat. 0
Période : entre 1650 et 0
Etat :
Menace :
Présentation :
La canne à sucre a été introduite de Bataan en 1650 par le Gouverneur-général hollandais Reinertsz, par le Wolf. Elle n'a servi au début qu'à la fabrication de l'arak, mais ce n'est qu'en 1677 que le Gouverneur Isaac Johannes Lamotius en a planté 15 arpents à Flacq, quoi que des colons avaient une petite production de frangourin.

La production de sucre des hollandais a vite été abandonnée pour combler au déficit de production alimentaire, les déprédations des rats, des singes, la sécheresse de 1694-95, l'incendie de 1697 et les cyclones de 1698,1699 et 1702 ayant contribués à l'abandon.

Les hollandais ont abandonné l'île définitivement en 1710, ne laissant comme habitants que des noirs marrons et quelques déserteurs, ce qui fait qu'à l'arrivée des français en 1721, il ne restaient que les cannes à l'état sauvage. Jusqu'à l'arrivée de Mahé de Labourdonnais en 1735, Maurice a surtout servi de relai pour l'approvisionnement des voiliers sur la route des indes. La Compagnie des Indes avait longtemps imposé la culture des épices, du café et du coton et ne permettait la culture de la canne qu'a l'échelle familiale. Sous l'impulsion de Labourdonnais, la première usine sucrière a été montée dans le district de Pamplemousses par Athanase Ribetière de la Villebague en 1740, mais les chaudrons qui y étaient destinés ont été perdus dans le naufrage du Saint Géran. Dalrymple rapporte toutefois qu'en 1755 l'usine produisait suffisamment pour les marchés de l'isle de France et de Bourbon.

La crise du café, due au ravages de l'Hemileya vastatrix et la fin des guerres napoléoniennes permirent le développement des champs de canne. Puis la canne fut atteinte de la « maladie blanche » et la production s'effondra.

Au début la canne était pressée dans des frangouriniers, puis entre des cylindres de bois verticaux mus par des bœufs ou des mulets, des moulins à vent et des moulins à eau. La vapeur fit son apparition au milieu du 19e siècle. Le multiple effet et les centrifuges se répandirent à la même époque et le nombre d'usines ne cessa de croître jusqu'à la crise des années 1860. Puis, avec la modernisation, le nombre a décru rapidement. L'histoire de l'île Maurice est entièrement liée à ces avatars. Aujourd'hui la fabrication du sucre est concentrée sur quatre usines. Cependant, vestiges et ruines disséminées dans le paysage mauricien incitent le voyageur à un devoir de mémoire envers un patrimoine monumental et architectural d'une richesse insoupçonnée.

Item parent : Frangourinier

Items associés :

Nom de l'item Contributeur Date d'ajout
FrangourinierDavid12-10-2010
Cuves de concentration du vesouDavid12-10-2010
Grande balance RobervalDavid17-10-2010
Balance romaine à piedDavid17-10-2010
Vieille Cheminée à Belle IsleDavid14-11-2010
La cheminée de ConstanceDavid16-03-2011
L'Usine Sucrière de Union ValeJayshree21-11-2010
Les Cheminées de la Sucrerie des MaresJayshree21-11-2010
La Sucrerie de SaviniaJayshree21-11-2010
La sucrerie de Grand'Baie et la famille PeyrebèreDavid22-11-2010
CharretteDavid10-03-2011
La cheminée de Réunion MaurelDavid15-03-2011
La cheminée de Beau RivageDavid15-03-2011
La cheminée de L'amitiéDavid15-03-2011
La cheminée de Constance ManésDavid15-03-2011
La cheminée de Mapou Le ClézioDavid15-03-2011
La cheminée de Mont ChoisiDavid15-03-2011
La cheminée de Mon SongeDavid16-03-2011
La cheminée de BenaresDavid16-03-2011
La cheminée de Mon RocherDavid16-03-2011
La Cheminée à Belle IsleDavid17-03-2011
La cheminée à MaingardDavid17-03-2011
La cheminée de Bonne TerreDavid17-03-2011
Saupoudreurs à sucreDavid17-03-2011
La cheminée de l'UnionDavid18-03-2011
SerpeDavid11-04-2011
La cheminée de Union ParkDavid19-04-2011
Moulin CailDavid21-04-2011
Modèle de moulin à sucre « à manège » maya23-11-2011
Sucrerie de Grande Rosaliemaya24-11-2011

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2 articles ont été écrits sur cet item.

A-17 Historique : Le sucre, principal produit de l'Ile Maurice (*)

Lorsqu'on parle de l'île Maurice, l'on pense tout de suite à de vastes champs de cannes, à de grandes usines illuminées la nuit, et à des cascades de fangourin coulant des moulins qui broient sans cesse le précieux roseau. Elle Maurice, actuellement, produiait 300,000 tonnes de sucre par an (1938), ce qui est remarquable, vu sa petitesse. Cela s'explique par le fait que 80% des terres cultivées, soit 143,500 arpents, sont occupées par la canne seulement. C'est au gouvernement anglais que la Colonie doit cet essor. En 1810, lorsque l'ile fut conquise par les Anglais, la canne n'occupait que 9% seulement de la superficie cultivée, soit environ 9.000 arpents. En 1860, la production de sucre avait atteint 132.371 tonnes, mettant Maurice neuvième au rang des producteurs mondiaux, mais il suivit un déclin en raison des cyclones, des sécheresses, des attaques d'insectes et des maladies. A noter qu'en 1812, seulement 467t de sucre étaient produits. Il y eut donc une grande phase d'expansion du nombre d'usines sucrières, suivi d'un déclin en raison des pertes de production, mais aussi des gaine d'efficacité des usines et, par la suite, du transport des cannes par des réseaux ferroviaires, déplacées elles aussi par des transports routiers. Aujourd'hui, il ne persiste que cinq usines sucrières. Les premières installations n'ont laissé aucune trace, mais il existe encore plusieurs tours de moulin à vent et de nombreuses cheminées. [lire l'article complet]

A-25 Historique : Les moulins à trois rouleaux

Introduits par M. Gabriac à la Rivière du Rempart, les moulins à trois rouleaux étaient actionnés par des mulets, des ânes, des bœufs et même par des esclaves. Les cannes étaient introduites une-à-une à la main entre le premier rouleau et celui du centre, la bagasse étant récupérée à sa sortie et réintroduite entre le rouleau du centre et le troisième. Le frangourin s'écoulait par le bas. [lire l'article complet]

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